People Also Ask : 97 % de réponses IA, quel travail SEO reste utile ?
Les données AlsoAsked montrent 97 % de réponses IA dans les PAA anglophones. Comment auditer ce module et choisir les questions utiles à votre SEO.
Les « Autres questions » de Google ne fonctionnent plus comme le simple distributeur d’extraits que beaucoup de consultants ont appris à optimiser. Selon des données AlsoAsked relayées le 9 septembre 2026, 97 % des réponses observées dans ce module pendant la première semaine de septembre sont des AI Overviews.
Le sujet mérite mieux qu’un nouveau discours sur la mort du SEO. Ce qui change ici, c’est une cible précise : la réponse dépliable des People Also Ask, ou PAA. Et la manière de décider quelles questions méritent encore une page sur votre site.
97 % sur un échantillon anglophone, pas sur tout Google
Search Engine Roundtable rapporte une analyse de Mark Williams-Cook, fondée sur un échantillon AlsoAsked de 19,2 millions d’observations en anglais réalisées en 2026. La proportion annoncée atteint 97 % début septembre, contre 86 % en août. Soit 11 points supplémentaires.
Un autre outil, Allintitle, annonce déjà 100 % dans ses données depuis août. Les deux observations vont dans le même sens, mais leurs résultats ne sont pas interchangeables : les périmètres ne sont pas présentés comme identiques.
Surtout, ces chiffres ne prouvent pas que 97 % des PAA français sont générés par IA. Ils ne mesurent ni les clics perdus par les éditeurs ni leurs conversions. Une proportion de réponses générées n’est pas une baisse de trafic. Je préfère poser cette limite avant de transformer une étude anglophone en certitude pour un client français.
La question reste intéressante, la réponse devient moins exclusive
Le réflexe classique consistait à repérer une question PAA, rédiger une réponse courte sous un intertitre, puis espérer voir Google reprendre ce passage avec un lien. Cela n’a jamais garanti de visibilité. Avec une synthèse générée, miser toute la valeur d’une page sur cet extrait devient encore moins défendable.
Prenons « combien coûte une migration SEO ? ». Une réponse du type « le tarif dépend de la taille du site et de sa complexité » n’aide personne à acheter une prestation. Google peut produire cette banalité sans votre paragraphe.
Une page qui distingue changement de domaine, refonte des gabarits et migration du catalogue apporte autre chose. Ajoutez un périmètre de recette, les responsabilités du développeur, des exemples de redirections à tester et les postes exclus du devis. Le lecteur dispose alors de quoi comparer des offres. Il a une raison de consulter la page complète.
Mon avis est simple : arrêtez de produire une URL pour chaque question trouvée dans un outil. Certaines demandent deux phrases dans une page existante. D’autres justifient un dossier. Leur présence dans un PAA ne tranche pas cette décision.
Auditer le module avant de refaire le calendrier éditorial
Pour un site français, je commencerais par un contrôle manuel sur 30 requêtes commerciales et informationnelles. C’est une proposition de travail, pas un seuil statistique tiré de l’étude.
Conservez la même langue, la même localisation et le même appareil pour comparer les observations. Notez la date, ouvrez les questions et capturez l’état du module après ouverture. Une capture de la SERP fermée ne suffit pas.
Le relevé doit répondre à quelques questions concrètes : la réponse porte-t-elle une mention IA ? Quelles sources sont visibles ? Votre page figure-t-elle parmi elles ? Le lien conduit-il vers une ressource qui apporte davantage que le texte affiché par Google ?
Répétez l’observation une semaine plus tard. Sur un petit échantillon, le but est de repérer des situations à examiner, pas d’annoncer un taux national. Croisez ensuite vos constats avec les clics et les demandes reçues sur les pages concernées, sans attribuer automatiquement toute variation aux PAA.
Garder les questions, abandonner les pages interchangeables
Je ne supprimerais aucune page uniquement à cause de ces 97 %. Une page peut recevoir des visites par les résultats classiques, répondre à un besoin client ou soutenir une conversion sans apparaître dans ce module.
En revanche, je réexaminerais les briefs composés exclusivement de questions copiées depuis les SERP. Pour chaque nouvelle publication, exigez une réponse à cette interrogation : qu’obtient le lecteur chez nous qu’une synthèse de quelques lignes ne lui donne pas ?
Un calcul vérifiable. Une procédure testée. Un exemple de devis commenté. Pas nécessairement un texte plus long.
Les PAA restent utiles pour comprendre les interrogations d’un marché. Les prendre pour un bon de commande éditorial automatique était déjà discutable. Avec ces nouvelles observations, continuer sans vérifier la valeur de chaque page devient difficile à justifier.